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Il faut étudier tout au long de sa vie

L’État et l’employeur peuvent financer, sous certaines conditions, des reprises d’études. Des validations d’acquis sont également possibles. Mais toutes les demandes n’aboutissent pas. Loin s’en faut.

Outre le critère du contenu, plusieurs autres paramètres doivent être pris en compte dans le choix d’une formation continue. D’abord son coût. Ensuite, sa durée. Enfin, son intensité : y a-t-il des cours tous les jours comme en IUT, chaque week-end, plusieurs soirs par semaine ou tous les soirs ? De nombreux organismes offrent des formules indiquées pour les personnes déjà en activité. Certains, comme le Cnam (Conservatoire national des arts et métiers), proposent de nombreux cursus de niveau Bac à Bac +2/5, d’autres des DESS part time – dont les cours sont regroupés sur quelques jours par mois – ou du e-learning. Des DUT sont accessibles en cours du soir… Renseignez-vous auprès des écoles et des universités qui vous intéressent. Celle de Caen est particulièrement réputée dans ce domaine.

Obtenir un financement
1. Le plan de formation
Première démarche à effectuer : vous renseigner sur le plan de formation mis en place par votre entreprise. Il regroupe toutes les actions de formation planifiées sur un an par l’employeur : actualisation des compétences, reconversion, adaptation aux évolutions technologiques… Les stages proposés incluent parfois des formations diplômantes de niveau Bac +5. En cas d’acceptation, votre employeur prend en charge le financement de la formation et vous continuez à percevoir votre salaire. Seul bémol, la plupart des stages éligibles au plan de formation sont de courte durée.
2. Le Congé individuel de formation
Autre solution : le Congé individuel de
formation (Cif). Un salarié en CIF bénéficie d’un congé à temps partiel, voire d’un congé total, pour préparer son diplôme. Contrairement au plan de formation, le Cif permet au salarié de choisir lui-même sa formule d’études, en fonction de ses objectifs personnels. Si vous êtes dans une entreprise de plus de dix personnes, il faut avoir travaillé comme salarié pendant vingt-quatre mois, consécutifs ou non, dont douze dans votre société actuelle. Si vous êtes dans une entreprise artisanale de moins de dix salariés, l’ancienneté doit être de trente-six mois, dont douze dans votre société actuelle. Légalement, l’employeur ne peut s’opposer à un Cif. Sauf si le délai de présentation de la demande n’est pas réglementaire : au moins 120 jours avant le début du stage, s’il dure plus de six mois à temps plein ; 60 jours pour un stage de moins de six mois ou pour une formation à temps partiel. Il a en revanche le droit de demander un report qui ne peut dépasser neuf mois. Le financement est assuré par l’organisme paritaire auquel cotise votre employeur : Fongecif, Promofaf, Mediafor… Ces organismes étudient la cohérence de votre projet, votre ancienneté, votre niveau d’études. Si votre dossier est accepté, vous percevrez entre 80 et 100 % de votre salaire, et les frais de formation. Mais sachez que tous les dossiers étudiés ne sont pas financés.

Utilisez la validation des acquis
Vous pouvez aussi transformer, en un diplôme sonnant et trébuchant, tout ou partie de vos expériences. Ce système repose sur trois textes de loi. Schématiquement, la loi de 1985 permet à un candidat avec expérience professionnelle d’accéder à un diplôme jusqu’ici hors de sa portée. C’est l’histoire de ces nombreux titulaires de BTS qui peuvent intégrer une Maîtrise suite à une validation. La loi de 1992, toujours en simplifiant, permet à un candidat, suite à une validation, d’être dispensé d’une partie des cours d’un diplôme. Bien évidemment, ces deux textes de loi peuvent être utilisés conjointement ou séparément. La loi de 2002 sur la validation des acquis de l’expérience (VAE) en élargit considérablement le champ. La VAE peut englober l’activité professionnelle mais aussi d’autres expériences : activités associatives, sportives, politiques, syndicales… Autre nouvelle appréciable, le texte abaisse de cinq à trois ans la durée de l’expérience pouvant être validée. Enfin, et c’est la principale avancée du système, il sera désormais possible d’obtenir un diplôme dans son entier grâce à une validation. Un jury indépendant examine le dossier et rend son verdict après avoir entendu le candidat.

Gwenole Guiomard, Clarisse Juompan
gguiomard@e-go.fr - cjuompan@e-go.fr

Retrouvez l'article complet sur le GO RHONE-ALPES version papier, ainsi que des compléments d'informations :
> Bénéficier du plan de formation de son entreprise par Annette Soulier (responsable de l’offre formation à la Cegos)
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