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> Se former en Rhône -Alpes
Un tissu universitaire de grande
qualité
Universités, écoles d’ingénieurs ou des beaux-arts… Il faut être difficile pour ne pas trouver son bonheur dans l’offre de cursus des régions Rhône-Alpes et Auvergne. Panorama des formations qui s’illustrent.
« Si un jeune Auvergnat décide
de monter en région parisienne pour des études
supérieures, pas de doute : il a envie de quitter
papa-maman.» Directeur de l’ESC Clermont-Ferrand,
Andrès Atenza plaisante. Car il est persuadé,
comme tous les responsables d’établissement
supérieur de Rhône-Alpes et d’Auvergne
interrogés, que l’offre de formation
de ces régions est particulièrement
riche. «La variété de l’enseignement
supérieur est quasi infinie, souligne de son
côté Patrice Gadelle, vice-président
de l’université Grenoble 1. À
part peut-être quelques microspécialités,
l’éventail couvert est complet. Et à
un bon très bon niveau de formation.»
Et si l’on se permettait un inventaire à
la Prévert, on citerait, en Rhône-Alpes,
la dizaine d’universités pluridisciplinaires,
les écoles de renommée nationale (EM
Lyon, Grenoble École de management, Centrale
Lyon…). En Auvergne, notre liste comporterait
les deux universités Clermont-Ferrand 1 et
2, ainsi que de nombreuses écoles d’ingénieurs.
Sans oublier l’école de management de
la capitale auvergnate, l’ESC Clermont-Ferrand.
Et la liste n’est pas exhaustive.
Des pôles d’excellence
universitaires
Il existe des pôles d’excellence selon
les universités. Lyon 3 en est un en matière
de droit. «Nos instituts de préparation
aux différents concours (École nationale
de la magistrature, École de police, École
de l’administration pénitentiaire…)
affichent des taux de réussite significatifs,
affirme André Varinard, directeur du Service
commun d’information et d’orientation
de l’université Lyon 3. Parmi les 150
admis chaque année à l’École
de la magistrature par exemple, 10 à 20 étudiants
viennent, de façon régulière,
de notre université. C’est un indicateur
de la qualité des enseignements dispensés.»
Même l’IAE Lyon, à sa manière,
s’est singularisé. Il a réussi
à développer toutes les filières
de gestion, mettant ainsi sur pied une véritable
université exclusivement dédiée
à cette discipline. À l’image
de l’université Paris 9 – Dauphine,
qui va de la première année de Licence
au 3e cycle. Autre indicateur de la qualité
des établissements, l’insertion professionnelle
des étudiants. «Les enquêtes réalisées
par l’Observatoire universitaire régional
de l’insertion professionnelle (Ourip) prouvent,
en effet, que nos étudiants s’insèrent
plutôt bien», poursuit André Varinard.
«Notre université a la prétention
d’être d’excellente qualité,
affirme pour sa part Patrice Gadelle, vice-président
chargé de la formation à l’université
Grenoble 1. Nous faisons partie de la douzaine d’universités
françaises qui figurent dans le dernier classement
mondial effectué par nos collègues chinois
de l’université de Shanghai.»
Collaborations
entre établissements
L’enseignement supérieur offre, aussi,
quelques dispositifs permettant – c’est
assez rare pour pouvoir le noter – aux universités
et aux écoles de collaborer. C’est le
cas du PUL, le Pôle universitaire de Lyon. Il
réunit quelque treize établissements
dont l’Insa, l’EM Lyon et l’Institut
universitaire de formation des maîtres (UIFM).
Mais il y a aussi la Cura (Conférence universitaire
Rhône-Alpes), qui regroupe les huit universités
de Rhône-Alpes et cinq grandes écoles
(INP Grenoble, Insa Lyon, Centrale Lyon, Normale Sup,
ENS Lettres et Sciences humaines). «Cette collaboration
entre établissements profite aux étudiants,
soutient André Varinard, de Lyon 3. Car lorsqu’ils
entreprennent un 3e cycle, par exemple, ils ont besoin
de bénéficier du meilleur encadrement
dans chacune des disciplines. Si nous collaborons
avec Normal Sup, c’est parce que cette école
accueille les meilleurs enseignants et chercheurs
dans bon nombre de domaines. Il est donc tout à
fait normal de les réunir pour offrir aux étudiants
ce qu’on peut faire de mieux dans ces spécialités.
»
Des paris audacieux
dans les écoles
Comme partout en France, le souci des établissements
est d’exister et de peser sur la scène
mondiale. La quasi-totalité des écoles
multiplie les actions destinées à leur
assurer une envergure internationale. L’intégration
de l’École supérieure de plasturgie
(ESP) à l’Insa Lyon apparaît ainsi
comme une opération gagnante pour toutes les
parties impliquées. D’abord l’ESP.
Jusqu’ici, sa taille (une quarantaine d’étudiants
par année) l’empêchait de prétendre
à une quelconque visibilité internationale.
En se rapprochant de l’Insa, elle se la garantit
et peut envisager, par la même occasion, un
recrutement plus européen. «Nous éprouvons
des difficultés de recrutement, reconnaît
un responsable de l’ESP. Nous souhaitons augmenter
la taille de nos promotions. Or la plasturgie via
l’Insa, c’est plus parlant que la plasturgie
à l’ESP et, donc, plus visible pour de
futurs candidats.» En ce qui concerne l’Insa,
grâce à cette opération, il peut
mettre en place une filière transversale. «Il
y a une volonté forte de former des ingénieurs
qui aient des compétences très transversales,
poursuit ce responsable. L’idée est qu’ils
puissent changer de métier plusieurs fois dans
leur carrière s’ils le souhaitent. Les
départements et les formations existantes doivent
donc créer des passerelles entre eux.»
La plasturgie en Rhône-Alpes représente
22 % du chiffre national, 12 % à Oyonnax. L’Insa
considère donc qu’il a pour mission de
renforcer cette filière en donnant une taille
critique au site d’Oyonnax. C’est une
espèce de pari sur l’avenir. En Auvergne,
l’ESC Clermont-Ferrand fait un pari d’une
autre nature : devenir un outil de développement
international et régional. «Cela signifie
que nous devons être à l’écoute
des PMI-PME, explique Andrès Atenza. Par exemple
: les petites entreprises de service ont besoin de
jeunes stagiaires ou d’apprentis. Je préfère
voir mes jeunes remplir cette mission plutôt
que de les voir se diriger vers l’Oréal,
Airbus ou Siemens. Je dois donc convaincre les entreprises
de leur faire des propositions “sympathiques”,
c’est-à-dire des stages de qualité,
où ils exerceront des responsabilités.
Les entreprises locales doivent montrer aux jeunes
qu’elles sont à même de leur offrir
de belles carrières. Mon challenge est de persuader
les patrons qu’ils ont un vivier de talents
à exploiter. D’autant plus que la plupart
de leurs entreprises travaillent à l’export.»
Un défi pour l’étudiant
Attiré par ces régions, votre défi
à vous consistera à choisir le bon cursus,
eu égard à votre projet professionnel.
Pour vous, la problématique tient en une question
: devez-vous entamer des études courtes en
deux ans ou opter pour un cursus long de cinq ans
au minimum ? Pour Françoise Durrieux, vice-présidente
chargée de la formation à l’université
Lyon 2, le système LMD devrait vous permettre
d’aborder cette question sans grande appréhension.
«Dans le cadre de la réforme LMD, il
y a une individualisation des parcours, affirme-t-elle.
Cela favorise l’orientation progressive des
étudiants. En première année
de Licence, le parcours de l’étudiant
est bidisciplinaire. Par exemple, quand il s’inscrit
en droit, il peut également s’inscrire
dans une majeure associée, choisie dans une
liste qui lui est soumise. À la fin de la première
année, deux cas de figure se présentent.
Soit il est conforté dans son choix, garde
sa majeure et poursuit son parcours bidisciplinaire,
soit il marque une préférence pour sa
majeure associée. Dans ce cas, il se réoriente.
»
La filière courte
Si vous choisissez la filière courte, sachez
qu’après le Baccalauréat, trois
types de cursus sont, pour l'instant, accessibles.
Ils conduisent au BTS (Brevet de technicien supérieur),
au DUT (Diplôme universitaire de technologie)
et à la Licence professionnelle. C’est
la section de techniciens supérieurs (STS)
qui prépare au Brevet de technicien supérieur
(BTS) en deux ans. L’étudiant de l’Institut
universitaire de technologie, qui prépare au
DUT (Diplôme universitaire de technologie),
n’a que peu de temps pour le farniente. Son
cursus exige un labeur soutenu et un travail personnel
quotidien. Professionnalisation des IUT oblige, un
stage intervient à l'issue des cours. Autre
diplôme de filière courte, la Licence
professionnelle. Elle permet d'acquérir en
un an une qualification professionnelle répondant
à des métiers précis, ce qui
facilite l'insertion dans la vie active. L'originalité
de la formation repose sur la mise en place de partenariats
étroits entre IUT et entreprises.
Les cursus longs
Si vous optez pour un cursus long, il est judicieux
de continuer jusqu'à un diplôme de niveau
Bac +4/5 au minimum, soit à l’université,
soit dans une grande école.
La filière universitaire
À l'université, vous pouvez accéder
à des filières généralistes.
Le mieux est alors de poursuivre jusqu'à un
3e cycle (Bac +5) de type DESS ou DEA. D'ici à
2010, ces deux diplômes auront été
respectivement remplacés par des Masters professionnels
et des Masters de recherche. Mais leur contenu et
leur vocation ne devraient pas pâtir de ce changement
sémantique. Deux derniers diplômes viennent
clore l'offre de formations universitaires à
Bac +5 : le DRT et le Magistère. Le premier
est un cursus de 3e cycle qui favorise l'insertion
des jeunes chercheurs grâce à une formation
à la recherche industrielle et tertiaire. Le
Magistère, quant à lui, est un cursus
à vocation professionnelle, ouvert aux Bac
+2. Il se déroule sur trois ans.
La filière grande
école
Cette filière débute, en général,
par une classe préparatoire aux grandes écoles
(CPGE), la fameuse «prépa». Mais
il existe des grandes écoles à «prépa
intégrée», accessibles aux bacheliers.
La CPGE demeure néanmoins la voie royale, celle
de l'excellence. Le système des classes préparatoires
demande aux étudiants de nombreux sacrifices.
Qu'elles soient scientifiques, littéraires
ou commerciales, les classes préparatoires
sont rythmées par des devoirs sur table hebdomadaires.
Des concours blancs, bloqués sur huit jours,
sont également prévus, l'idée
étant d'habituer l'étudiant aux concours
d'entrée des grandes écoles. Après
son passage en deuxième année, l'étudiant
tentera les concours des grandes écoles. Attention,
toutes les CPGE n'offrent pas les mêmes chances
de réussite. Les littéraires sont les
moins bien loties : seuls 4 % des élèves
intégreraient une école normale supérieure
(ENS) et 14 % un institut d'études politiques
après la prépa. Le reste rejoindra l'Université.
En revanche, 80 % des étudiants des prépas
commerciales et scientifiques intègrent une
grande école. En deux ans pour les commerciaux,
en trois pour les scientifiques.
Clarisse Juompan
cjuompan@e-go.fr
Retrouvez l'article complet sur le
GO RHONE-ALPES version papier, ainsi que des compléments
d'informations :
> Pourquoi se former en Rhône-Alpes ? par
Thierry Grange (directeur de Grenoble École
de management)
> Intégration Insa – ESP : pour une
meilleure formation des ingénieurs par Patrick
Bourgin (futur directeur du site de plasturgie de
l’Insa Lyon à Oyonn)
> Comment intégrer un MBA de l’EM
Lyon par Daniel Evans (Co-directeur du School Executive
Education de l’EM Lyon et responsable de l’offre
MBA dans le cadre de la formation continue)
> Des liens sur le web pour approfondir
> Des livres à lire sur ce thème
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