|
accueil > sommaire
> Choisir son second cycle
Cinq conseils pour une sélection
judicieuse
Pour bien choisir son second cycle, faut-il privilégier une filière courte, s’orienter vers l’université ou tenter d’intégrer une grande école ?
Nos conseils en cinq points.

Le terme second cycle ne recouvre plus
tout à fait les mêmes réalités,
suivant que vous êtes dans une université
qui applique ou non le système LMD (Licence
Maîtrise Doctorat). Lorsque ce dernier a cours
– c’est le cas par exemple à l’université
Lyon 1 –, il instaure pour les jeunes bacheliers
un nouveau parcours direct de trois ans vers la Licence,
en lieu et place du traditionnel Deug. Choisir votre
second cycle revient, après une Licence, à
opter pour un cycle Master en deux ans. Dans les universités
encore totalement ancrées dans l’ancien
système, en revanche, cela consiste à
intégrer, par exemple, une Maîtrise en
vue d’un DEA ou d’un DESS. Dans l’absolu,
la problématique du choix reste la même,
quel que soit le cadre universitaire. Elle ne varie
pas non plus que vous souhaitiez intégrer une
grande école ou une filière professionnelle
courte. Et elle tient en une formule : quels critères
faut-il prendre en compte pour effectuer un choix
avisé ? Dans tous les cas, une méthode
s’impose.
Ciblez votre projet
professionnel
Votre parcours de formation doit être savamment
construit. Demandez-vous dans quel secteur vous souhaitez
travailler et, surtout, quel poste vous comptez occuper.
Souhaitez-vous être un opérationnel recherché
ou voulez-vous bénéficier d’un
poste à responsabilités ? Sachez que,
doté d’un diplôme Bac +2/3, vous
aurez sur votre tête un «plafond de verre»,
qui vous empêchera souvent d’accéder
aux hautes sphères du management.
Sachez intégrer
le monde du travail
Êtes-vous pressé de travailler ou pas
? Si vous répondez par l’affirmative,
mieux vaut vous orienter vers une des formations en
un an, les 3e années de spécialisation.
Parmi ces dernières figurent les Diplômes
d’université (DU), les Diplômes
d’université à l’étranger
(Dueti) ou encore les Diplômes nationaux de
technologie spécialisés (DNTS).
Privilégiez une
filière professionnalisée
Les universitaires titulaires d’un Deug ont
une alternative : poursuivre à l’Université
ou intégrer une grande école. Pour les
étudiants Bac +2 de type BTS ou DUT, l’entrée
à l’Université est une fausse
bonne idée, surtout en cas d’amarrage
hasardeux à une filière généraliste
: anonymat, emploi du temps léger, encadrement
professoral faible… Pis encore, certains DUT
ou BTS préfèrent intégrer la
deuxième année de Deug pour espérer
décrocher une Licence en deux ans. Si vous
optez pour l’université, mieux vaut poursuivre
dans une filière professionnalisée,
plus encadrée et orientée vers une pratique
professionnelle. (IUP) Institut universitaire professionnalisé),
MSG (Maîtrise de sciences de gestion), MST (Maîtrise
de sciences et techniques), MSTCF (Maîtrise
de sciences et techniques comptables et financières),
sont autant de pistes à explorer.
Vérifiez la reconnaissance
du diplôme
Choisissez votre formation en fonction de ses débouchés.
Lisez les enquêtes dans la presse, renseignez-vous
auprès des anciens élèves. Avec
un 2e cycle généraliste, l’Université
offre des perspectives professionnelles floues, à
moins de poursuivre en 3e cycle par un Master professionnel.
Les filières généralistes peuvent
se révéler difficiles à valoriser
sur un CV.
Évaluez votre
retour sur investissement
Rechercher un emploi avec un diplôme de grande
école ou d’une université au niveau
du 3e cycle offre bien des garanties. Ainsi, le salaire
annuel brut d’un Bac +4/5 débutant oscille
de 25 000 à 30 000 €, contre 16 000 à
22 000 € pour un Bac +2. Cependant, les frais
de scolarité peuvent être élevés
: rarement en dessous de 6 100 € par an pour
une école de commerce. Et la formation dure
trois ans… En fin de carrière, les deux
types de parcours peuvent parfois se rapprocher. Mais
il faut savoir que la France privilégie toujours
les formations initiales de haut niveau au détriment
des cursus en formation continue réalisés
par de très courageux salariés. C’est
injuste mais c’est une pratique très
courante.
Gwenole Guiomard, Clarisse Juompan
gguiomard@e-go.fr
- cjuompan@e-go.fr
Retrouvez l'article complet sur le
GO RHONE-ALPES version papier, ainsi que des compléments
d'informations :
> Poursuivre ses études après une
Licence professionnelle par Bruno Tellez (responsable
d’option en Licence professionnelle à
l’IUT de Lyon)
> Des liens sur le web pour approfondir
> Des livres à lire sur ce thème
Pour en savoir plus, cliquez
ici
|