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Les critères pour bien choisir son 3e cycle

Les 3e cycles ont la cote auprès des entreprises mais l’offre de formation est pléthorique. Plus votre projet professionnel sera précis, plus le cursus vous sera profitable.

Le 3e cycle est une formation de haut niveau qui s’appuie sur la recherche. Il offre donc des perspectives intéressantes, à condition que l’on repère les cursus dignes d’intérêt. Pour certains responsables d’université, «le système LMD devrait permettre aux étudiants d’effectuer plus sereinement leur choix, car il y aura moins de formations que par le passé». En effet, dans le cadre de cette réforme, à terme, seul le niveau D sera considéré comme un troisième cycle. Choisir un 3e cycle reviendra alors à identifier le bon Doctorat à Bac + 8. A priori, l’exercice sera moins ardu, le principal critère à prendre en compte étant la qualité du laboratoire auquel il est adossé. Pour l’heure, l’enseignement supérieur vit une période transitoire. Les étudiants ont une alternative : soit bouger tout de suite après la Licence pour se diriger vers le Master de leur choix, soit faire leur Master 1 (ex-Maîtrise) là où ils sont inscrits et s’orienter ailleurs à partir de la deuxième année du Master (Master 2). En somme, le choix du 3e cycle ne se fait pas en début de Master, mais plutôt en milieu (voir encadré sur les différents formats de LMD). Tout cela est de nature à brouiller encore un peu plus les pistes. D’autant plus que les 3e cycles foisonnent, y compris dans les écoles. En sélectionner un exige donc une véritable stratégie.

Définissez votre projet professionnel
«Pour choisir son 3e cycle, l’étudiant doit d’abord écouter ses envies professionnelles», indique un autre professeur d’université. Vous devez donc savoir très précisément si vous souhaitez faire de la recherche ou intégrer rapidement le monde du travail. Dans la première hypothèse, vous opterez pour un DEA – Master de recherche, suivi d’une thèse. Dans la seconde, vous n’aurez que l’embarras du choix : Master professionnel – DESS, Mastère spécialisé, Master et DRT… sont autant de cursus à vocation professionnelle. Donc, pour qu’un 3e cycle vous apporte une plus-value, il vous faut un projet précis. Vous devez pouvoir dire clairement dans quel secteur vous avez envie de travailler plus tard, et à quel poste.

Analysez le contenu des programmes
L’étape suivante consistera à repérer la formation en adéquation avec votre projet. Pour cela, analysez le contenu des programmes. S’arrêter à leurs seuls intitulés serait une grave erreur. Ils peuvent prêter à confusion, vous entraînant dans un programme qui ne vous destine pas au métier de vos rêves.

Faites attention aux coûts
Avant de vous inscrire dans un cursus au coût prohibitif, vérifiez qu’il n’existe pas, ailleurs, dans le même domaine, des offres de qualité à des prix plus abordables. À l’université par exemple, nombre de DESS – Masters de recherche procurent à moindre coût un bagage en gestion qui se monnaie très bien sur le marché du travail. De même, les étudiants de DEA qui se destinent à la recherche devront s’assurer de l’existence de financements, d’allocations de recherche ou de bourses.

Envisagez la mobilité
À ce niveau d’études, la mobilité interétablissements peut intervenir. Certains enseignants estiment qu’il est très enrichissant, lorsque l’on est universitaire, d’opter pour un 3e cycle de grande école, et vice versa. L’universitaire bénéficie du réseau d’anciens mis en place par la grande école, le diplômé de la grande école apprend à être plus autonome.

Vérifiez les débouchés
Un 3e cycle ne vaut que s’il s’effectue dans un créneau porteur. Évitez d’embrasser une formation difficile à faire valoir sur le marché du travail. Renseignez-vous sur l’existence de débouchés. Vous disposez pour cela de nombreuses sources d’information, dont les guides pratiques, les salons spécialisés, l’Internet. L’annuaire des anciens vous renseignera aussi sur la qualité de ces débouchés. Découvrir les fonctions et les entreprises dans lesquelles les anciens évoluent éclaire sur les possibilités d’insertion professionnelle. C’est aussi l’occasion de juger de la notoriété du diplôme et de l’établissement. Gardez-vous cependant de vous arrêter à leur seul prestige.

Clarisse Juompan
cjuompan@e-go.fr

Retrouvez l'article complet sur le GO RHONE-ALPES version papier, ainsi que des compléments d'informations :
> Les différentes configurations du Master par Françoise Durrieux (vice-présidente de l’université Lyon 2)
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